3 choses à savoir sur la mutuelle santé pour étudiant

Par Nina Truchet le 29 août 2016

La rentrée universitaire approche, et avec elle son lot de démarches obligatoires ! Parmi celles-ci, attendez-vous à devoir choisir un organisme d’affiliation à la Sécurité sociale étudiante. Les représentants de ces organismes n’hésitant pas à vous sauter dessus pour tâcher de vous convaincre, voici 3 questions importantes à se poser avant de signer n’importe quoi auprès de n’importe qui. Ne négligez pas cette étape : vous devrez choisir une mutuelle étudiante qui remboursera vos dépenses de santé durant toute une année scolaire.


1 – Qu’entend-t-on par mutuelle étudiante ?

S’il est vrai qu’on parle généralement de « mutuelle étudiante », la dénomination est trompeuse : les organismes auxquels l’étudiant est invité à s’affilier ne sont pas des mutuelles au sens strict. Ces organismes privés sont investis d’une mission de service public : ils sont chargés de la gestion de la Sécurité sociale pour les étudiants, donc des remboursements pris en charge par l’assurance maladie.

Les complémentaires santés qu’ils proposent sont un service en plus que l’étudiant n’est pas contraint de souscrire (c’est là que le terme « mutuelle » prend toute son importance). Pour la partie Sécurité sociale, tous les tarifs sont identiques : 70 % des dépenses de santé sont couvertes. Les offres se distinguent alors au niveau des complémentaires, déclinées en plusieurs gammes et plus ou moins coûteuses selon l’étendue et les taux des remboursements.

Pour sa complémentaire, l’étudiant a donc le choix, non seulement entre ces organismes, mais entre toutes les mutuelles sur le marché. S’il est forcé de s’affilier à l’un des organismes d’utilité publique proposé par son université, il peut tout à fait souscrire, en plus, une complémentaire privée (voir par exemple les tarifs proposés par Maaf pour une mutuelle destinée aux moins de 30 ans).

2 – La mutuelle étudiante, est-ce une obligation ?

Oui : tous les étudiants doivent être affiliés au régime obligatoire de la Sécurité sociale, et ce, dès leur inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. Cette affiliation passe par le dossier d’inscription.

Lors de son inscription, l’étudiant a le choix entre deux organismes : une structure nationale, la LMDE (La Mutuelle des étudiants), et un réseau régional, Emevia ; en région parisienne s’y ajoute la Smerep. La cotisation annuelle, fixée par l’État, est identique pour tous : elle était de 215 € pour l’année 2015 – 2016. La partie complémentaire est la seule à n’être pas obligatoire : faites attention au moment de choisir un organisme, vérifiez bien que vous ne signez pas pour une mutuelle (avec des frais en plus) si vous n’en voulez pas.

Dans certains cas, les étudiants peuvent être exemptés de l’affiliation (voir aussi sur cette page) :

  • Les moins de 20 ans ;
  • Les étudiants boursiers ;
  • Les étudiants salariés (plus de 60 heures par mois ou plus de 120 heures par trimestre) ;
  • Ceux dont les parents exercent des professions indépendantes ou libérales (s’ils ont entre 16 et 19 ans), bénéficient de régimes spéciaux (EDF, Engie, RATP, parlementaires…), ou travaillent à la SNCF.

En outre, certaines mutuelles permettent aux enfants de bénéficier de la complémentaire santé parentale jusqu’à un âge fixé à l’avance (entre 21 et 25 ans). Cette option ne dispense pas de s’affilier au régime obligatoire de l’assurance maladie.

3 – Comment choisir sa mutuelle ?

Les représentants des organismes étudiants ne sont jamais à court d’argument pour recruter sur les campus universitaires ; mais comment choisir la bonne option ? Si vous souscrivez uniquement au régime obligatoire ou que vous êtes déjà inscrit auprès d’une mutuelle privée, peu importe votre choix : la cotisation et les taux de remboursement de l’assurance maladie sont les mêmes pour la LMDE, Emevia et la Smerep.

Pour ce qui est de sélectionner une offre complémentaire, il n’y a pas de règle : tout dépend de sa situation de santé et des besoins en perspective (si vous savez, par exemple, que vous devrez changer de lunettes au cours de l’année). Les organismes obligatoires proposent plusieurs types de mutuelles étudiantes, certaines bénéficiant de partenariats intéressants.

Attention, toutefois : l’UFC Que choisir montre régulièrement du doigt des dysfonctionnements dans la gestion de ces organismes, comme on le peut le constater ici. Les plus vives critiques formulées par les étudiants concernent les retards de paiement (65 % s’en plaignent) ; un constat entériné par un rapport de la Cour des comptes en 2013. Dans ces conditions, si vous avez déjà une mutuelle privée, il peut être intéressant de conserver votre contrat !

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