Dimitri Casali : l’histoire de sa vie consacrée à vulgariser l’Histoire

Par Yasmine Lacroix le 22 mai 2018

« Vulgarisation historique »

Tel est le dessein que Dimitri Casali a donné à sa vie. Il faut dire que l’historien a gardé précieusement dans sa mémoire les cours d’histoire dispensés par ses professeurs de l’école laïque de Toulouse, ces héritiers des « hussards noirs de la République » qui lui ont fait vivre les épopées napoléoniennes du haut de leur estrade.

Né le 23 février 1960 dans le département de l’Algérie française de Constantine, le jeune Dimitri grandit dans la Ville Rose où il retrouve les origines cathares de ses ancêtres. Cet amour des racines, il le développera dans un ouvrage prônant le retour aux valeurs fondatrices et unificatrices pour la jeunesse en devenir : Désintégration française, pourquoi notre pays renie son histoire et nos enfants perdent leurs valeurs (1).

Pour Dimitri Casali, le seul remède à la dislocation des jeunes générations réside dans les retrouvailles avec une histoire de France revue, corrigée, augmentée – enfin mise démocratiquement à la portée de tous.

Qu’est-ce que l’Histoire de France pour Dimitri Casali ?

L’émergence d’un « récit fédérateur qui réconcilie tous les Français »(2). Ainsi notre histoire, tels des pans entiers d’épopée, aurait une valeur universelle, capable de transmettre à nos jeunes en perte de repères, courage, force, héroïsme, résilience. Pour Dimitri Casali, il faut s’éloigner de la culpabilité, de cette « criminalisation de l’histoire nationale » qui souille notre conscience collective et nous empêche d’écrire notre avenir.

La réhabilitation de l’Histoire

Dimitri Casali ne s’est jamais départi de ce que lui ont transmis les professeurs de sa jeunesse. C’est en voulant perpétuer leur modèle d’enseignement qu’il devient professeur d’histoire-géographie dans une Zone d’Education Prioritaire. Il est vite déçu du système que propose l’Education nationale, ne comprenant pas pourquoi les manuels scolaires amputent l’Histoire de France de « Clovis, Saint Louis et François Premier« . En publiant l’Altermanuel d’Histoire de France (3) – réécriture des manuels érigés en dogmes par les Nouveaux Programmes -, il se fait, comme il le dit lui-même, « franc-tireur de l’histoire« .

Ce combat à la marge, il le mène de façon originale, artistique. Pour réhabiliter l’Histoire de France aux yeux des jeunes, il faut la théâtraliser. C’est ainsi qu’il présente, dans l’établissement où il enseigne, le concept Historock. Un croisement de styles musicaux -« pop-rock-rap » – et de genres artistiques – théâtre, opéra – ravive de grands personnages historiques, « ces figures du passé » qui imprègnent notre présent et annoncent notre futur. De même, toujours aussi fasciné par la personnalité de Napoléon Bonaparte que ses anciens professeurs ont ressuscitée dans leurs cours, Dimitri Casali crée pour l’incarner le spectacle musical Napoléon l’opéra rock.

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