Apport personnel pour un prêt immobilier, pourquoi et combien ?

Par Pascal Jalopin le 4 octobre 2018

L’apport personnel est la somme que l’acheteur investit de sa propre poche pour financer son acquisition immobilière. Il sert à compléter l’emprunt bancaire.

D’où vient l’apport personnel ?

L’apport personnel provient des économies de l’emprunteur, de son épargne, du produit de ses placements et investissements. Il peut aussi provenir de la vente d’un bien qui lui appartient, d’un héritage ou de donation. L’idée est que le demandeur de crédit apporte une somme qui ne fait pas l’objet d’un remboursement quelconque. Les prêts subventionnés comme le PTZ et le prêt familial sont parfois considérés comme apport personnel compte tenu de l’absence de leurs modalités de remboursement particulières.

L’apport personnel est-il obligatoire ?

La banque accorde sa confiance à celui qui est en possession d’un apport personnel. Primo, l’apport prouve la capacité d’épargne de l’individu. En d’autres termes, il a un revenu excédant par rapport à ses dépenses et ses charges. Secundo, l’apport témoigne l’implication et l’importance accordée par l’emprunteur à son projet. S’il n’est pas officiellement obligatoire, une banque peut refuser d’octroyer un crédit sous prétexte que le souscripteur n’a pas d’apport personnel. Il aura peut-être plus de chance en passant par un courtier en prêt immobilier.

A combien l’apport personnel s’élève-t-il ?

En règle générale, l’apport personnel doit être au moins 10 % du coût du bien, soit 25 000 € pour un appartement qui coûte 250 000 €. A noter qu’un demandeur de crédit qui apporte une grosse somme d’apport personnel paie moins de coût. Par exemple : un bien coûte 200 000 € et il emprunte pour 15 ans avec un TAEG de 2 %.

  • S’il apporte 20 000 €, son crédit est de 180 000 € auquel il paie un coût total de 54 000 €.
  • S’il apporte 80 000 €, son crédit est de 120 000 € auquel il paie un coût total de 36 000 €, soit 18 000 € de moins.