Micro entreprise et auto entreprise : quelles différences ?

Par Alban Maregot le 16 décembre 2021
différences Micro entreprise et auto entreprise

En ces temps connectés, la vie des individus comme des personnes change rapidement. Au-delà de la technologie qui devient concomitante à tous nos gestes, les mentalités évoluent également. Un mouvement porté par un individualisme sain et émulateur. Les relations entre les différents acteurs des secteurs de l’économie sont donc elles aussi en train de changer depuis plusieurs années. C’est ainsi que le statut de la micro entreprise est peu à peu devenu incontournable dans nos sociétés. Mais quelles différences existent entre la micro entreprise et l’auto entreprise ? Réponses dans cet article.

Les débuts de l’auto entreprise en France

Depuis plusieurs années, l’économie est en profond bouleversement. L’intrusion du numérique dans nos habitudes, les nouvelles visions managériales provenant des start-up américaines, qui mêlent paternalisme ludique et contrainte douce, et tout simplement les nouvelles attentes de nos contemporains ont produit un cadre particulièrement propice au développement de l’initiative individuelle. Dans ce contexte, il fallait un statut capable de répondre avec souplesse et flexibilité aux nouveaux besoins.

Le statut d’auto entrepreneur a donc fait son apparition pour créer un nouveau modèle de société. L’objectif est de rendre chacun autonome, tout en offrant la possibilité à tous les individus de lancer leur propre business facilement. Les partisans de la « start-up nation » à la française, soient tous les gouvernement successifs depuis le début du siècle, ont ainsi favorisé le développement du modèle, générant de nouvelles variations autour du statut. Mais, micro entreprise ou auto entrepreneur, quelles différences existent entre es deux statuts ?

Quelles différences entre l’auto entreprise et la micro entreprise ?

C’est en 2016 que la fusion a eu lieu entre le statut de l’auto entreprise et celui de la micro entreprise. Avant cette date, chacun constituait une option différente mise à la disposition des entrepreneurs individuels. L’auto entreprise était ainsi un statut plus simplifié encore, qui permettait notamment à l’individu entrepreneur de bénéficier de caractéristiques avantageuses. On pense notamment au régime micro-social simplifié et au prélèvement libératoire à la source.

Le premier autorisait un calcul des cotisations sur la base du chiffre d’affaires réalisé et dont le prélèvement avait lieu tous les mois ou tous les trimestres selon les souhaits de l’entrepreneur. Le taux utilisé était calculé en fonction de la nature de l’activité exercée. Le prélèvement libératoire était lui lune option qui permettait de payer l’impôt via un pourcentage prélevé directement sur le chiffre d’affaires brut, sous conditions de revenus et sur la base du volontariat. Maintenant que vous savez quelles différences existaient avant 2016, voyons quelles ont été les conséquences de la fusion des deux statuts.

Vers l’unification du statut de la micro entreprise

La loi dite Pinel de 2016 a rassemblé les deux statuts en un seul. Il fut nommé micro entreprise mais beaucoup utilisent encore le terme auto entreprise pour désigner le statut. Désormais, il est obligatoire si l’on veut bénéficier de ses avantages de se soumettre aux régimes micro-social et micro-fiscal. Cela signifie que l’entrepreneur intéressé devra d’abord s’assurer que le statut convient bien à ses besoins. Le cas échéant, il pourra se faire éventuellement accompagner par un expert juridique. Cela est même fortement recommandé !

Le régime micro-fiscal est caractéristique du statut et permet de bénéficier d’un abattement fiscal. Il faut bien comprendre qu’il s’applique directement sur son imposition, quel que soit le niveau des charges supportées et qu’il varie en fonction du type d’activité exercée. Les prestations de service bénéficieront d’un taux de 34%, les professions libérales 70% et les activités de ventes de marchandises, un taux de 71%. la même distinction est opérée pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu. Son taux est fixé à 1% pour les activités de vente et de logement, 1,7% pour les prestations de service relevant des BIC et 2,2% pour les activités de service relevant des BNC ainsi que pour les activités libérales. Mais savoir quelles différences existent entre les deux anciens statuts n’est peut-être pas aussi intéressant que d’en examiner les atouts aujourd’hui.

Micro entreprise et auto entreprise

Les atouts du statut d’auto entrepreneur

Avant de vous expliquer comment créer une entreprise sous le régime de la micro entreprise, voyons ensemble ses atouts. L’auto entreprise, ou la micro entreprise, est d’abord et avant tout un outil au service de votre émancipation professionnelle. Nous avons tous des rêves et des idées, mais trop peu encore osent franchir le pas et mettre en pratique leurs projets. La micro entreprise est faite pour ça : permettre une accession rapide à l’univers entrepreneurial.

C’est pour cette raison que les démarches de création et de déclaration ont été largement simplifiées. Ceci permet de se lancer rapidement pour tester une activité. Ce peut aussi être une incitation forte à s’impliquer pour des gens déjà bien pris par leur travail salarié, mais qui veulent tout de même se créer un complément de revenu en parallèle. En fait, savoir quelles différences existaient naguère entre l’auto entreprise et la micro entreprise donne une bonne idée de l’objectif à long terme de cette nouvelle forme juridique. Mais alors, comment faire pour en profiter ?

Comment devenir micro-entrepreneur ?

Comment dit précédemment, les démarches pour devenir micro entrepreneur sont très simplifiées. Si vous avez une idée et que vous souhaitez la mettre en pratique sur le marché, il suffira de vous rendre sur le site de l’URSSAF, celui du CFE ou encore sur l’un des portails juridiques d’internet. On vous demandera de remplir un formulaire de création d’auto entreprise, appelé P0. Ici, vous renseignerez des informations vous concernant directement et d’autres détaillant les caractéristiques de votre activité. C’est par exemple ici que vous choisirez le prélèvement libératoire de l’impôt ou non, entre autres choses.

Lorsque vous aurez renseigné toutes les informations demandées, il vous suffira de joindre une copie de votre carte d’identité, puis certains documents en fonction de votre situation personnelle ou de la nature de votre activité. Par exemple, ceux qui exercent une profession réglementée devront joindre les justificatifs nécessaires, comme des diplômes ou des justificatifs d’expérience. Ceux qui exercent une activité commerciale devront obligatoirement fournir une déclaration de non-condamnation sur l’honneur ainsi qu’un justificatif de domicile de moins de trois mois. Enfin, si vous avez choisi le statut de l’auto-entreprise à responsabilité limitée, vous devrez également fournir une déclaration d’affectation de patrimoine. Maintenant que vous savez quelles différences existaient entre les deux anciens statuts et que vous savez comment accéder au nouveau, voyons pourquoi l’auto entreprise est une chance pour tous les individus.

La micro entreprise, un objectif ou une étape ?

Naguère, savoir quelles différences existaient entre l’auto entreprise et la micro entreprise était essentiel pour savoir vers quel régime fiscal ou social se tourner. Après la fusion des deux statuts, ce qui reste vraiment indispensable est de comprendre en quoi le statut de la micro entreprise peut vous aider à vous épanouir. En effet, l’esprit d’initiative est certainement ce qui caractérise le plus l’être humain. Or, dans le monde salarié, il est bien rare que cette composante soit stimulée.

Avec la micro entreprise, chacun peut expérimenter facilement ses rêves et ses envies, développer ses compétences et tester ses capacités de résilience sur le marché des indépendants. En fait, le statut de la micro entreprise a fait passer un cap à toute l’économie, lui permettant de devenir plus flexible, plus adaptative et plus souple. En outre, le statut reste sécurisant puisqu’il n’engage la responsabilité de son titulaire que de manière partielle. La micro entreprise constitue donc un formidable tremplin vers la réussite et de nombreuses plateformes juridiques pourront vous aider pour que votre projet s’épanouisse sur le long terme.

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