Les conséquences du plan Hulot sur l’industrie automobile expliquées

Par le 12 décembre 2017
Plan Hulot

Un ministre qui s’inscrit dans le temps long : ce qui est sûr c’est que Nicolas Hulot ne sera plus au gouvernement pour voir les résultats de son plan, notamment l’abandon des moteurs diesel et essence en 2040. Cet objectif est-il vraiment tenable ? Nos constructeurs ont-ils la capacité de relever ces défis ? Le spécialiste du diagnostic auto OBDclick se penche sur ces questions.

Des résultats en demi-teinte

La question est de savoir si le plan Hulot va à l’encontre des intérêts du secteur automobile et est-ce que les constructeurs seront prêts. Ce que l’on peut dire c’est que 2040 est une date prudente et réaliste en comparaison avec l’objectif que ce fixe la Norvège en 2025.

Maintenant lorsqu’un constructeur comme Toyota annonce qu’en 2050 il va réduire de 90% ses émissions de CO2, ce même constructeur dit que malgré tout il y aura encore des motrices classiques essences et diesel. Différents sans doute, beaucoup plus électrifiés mais ça ne veut pas dire qu’il y aura qu’une seule énergie, l’énergie électrique.

Vers des véhicules plus écologiques

Il est évident qu’en 2040 il y aura plus de voitures électriques en circulation, des voitures à batteries. Il y aura certainement des voitures à hydrogène où on a un réservoir avoir un carburant gazeux qui fabrique du courant électrique tout en roulant. Selon OBDclick la part du zéro émissions sera beaucoup importante que celle d’aujourd’hui. De nos jours, on a 1% de part de marché sur les voitures neuves pour les voitures électriques. Cette proportion en 2040 sera naturellement plus élevée.

La situation des constructeurs français sur ce marché

Les constructeurs français préparent cette transition. Depuis un certain nombre d’années, Renault s’est lancé sur ma voie du véhicule électrique. PSA a aussi dans sa gamme des voitures électriques. Il prépare une nouvelle génération à horizon 2019. Il y a également la pile à combustible à plus lointain horizon.

Donc les constructeurs français sauront faire. La question est, est-ce que les clients accepteront ce changement et est-ce qu’il sera facile de faire le plein d’énergie de manière aussi simple et fluide que ce l’est aujourd’hui, à une pompe ? Si on prend une voiture électrique, aujourd’hui, un plein c’est huit heures. Dans le meilleur des cas, c’est trente minutes avec une borne de recharge rapide.

Selon OBDclick, l’important aujourd’hui ce n’est pas tellement le nombre de bornes de recharge même s’il faut en installer davantage mais plutôt le temps de recharge.

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