Offshoring : une tendance dont les entreprises ne peuvent pas se passer

Par le 5 février 2018

Call center, traitement de documents comptables, fabrication d’applications informatiques ou gestion de dossiers médicaux font partie des activités de service pouvant être délocalisées. Cette pratique est communément appelé « l’offshoring ». Zoom sur cette tendance devenue indispensable aux entreprises.

Offshoring : faible coût de production

Par définition, une entreprise offshore est enregistrée dans un pays étranger, autre que le lieu de résidence de l’entreprise cliente. Phénomène en forte évolution, la délocalisation touche pratiquement toutes les activités professionnelles. Ouvrir une entreprise dans une juridiction étrangère, comme un call center à Madagascar, apporte de nombreux avantages à une entreprise.

Dans la plupart des cas, l’entreprise délocalise ses activités au sein d’un pays dans lequel les coûts de production sont très faibles. Pour une entreprise spécialisée dans le domaine de l’informatique, l’offshoring est un phénomène très répandu. La facture finale d’une prestation informatique est établie en fonction du coût de la main-d’œuvre. D’où le choix de certaines entreprises anglo-saxonnes de délocaliser une partie de leurs activités dans des pays pouvant fournir une main-d’œuvre performante pour un salaire bas.

En France, ce phénomène ne s’est réellement développé qu’à partir de 2004. En 2009, l’offshoring représentait entre 6 et 7 % du marché hexagonal des services informatiques, soit un chiffre d’affaires s’élevant à 1,4 milliard d’euros. En procédant ainsi à la délocalisation de ses activités informatiques, une entreprise profite de travaux satisfaisants, tout en  étant très rentables. Aussi, la concurrence sur le marché de l’offshoring permet de réduire de manière considérable les coûts de production.

Les autres avantages apportés par l’offshoring

Une société offshore bénéficie d’exonération d’impôt sur la valeur ajoutée ou TVA. Dans certaines juridictions, les impôts sont même exonérés à 100% pour les entreprises non résidentes ou offshores. Pour les entreprises françaises ayant des impôts supérieurs à 15% et des bénéfices s’élevant annuellement à 50 000 euros, créer une structure offshore permet de profiter de juridictions moins contraignantes en termes de fiscalité.

La délocalisation de certaines activités permet également de réduire les charges pesant sur une société et ses dirigeants. Grâce à l’offshoring, les chefs d’entreprise et managers voient leurs responsabilités recentrées sur leur coeur de métier, en ayant à leur charge un effectif considérablement réduit. Pour bien fonctionner, une société offshore a seulement besoin de quelques employés, qui vont assurer le suivi et le contrôle des activités.

Un capital minimum nécessaire pour la création d’une entreprise n’est pas requis pour l’entrepreneur désirant créer une société offshore. Cette dernière peut ainsi être constituée uniquement avec des placements en actions qui sont purement nominaux. Aucun droit de succession sur les actions appartenant aux entrepreneurs non-résidents n’est également exigé. De plus, il n’est pas utile de rédiger une comptabilité annuelle pour le fisc et un niveau de confidentialité élevé est garanti afin de préserver la vie privée. Quant aux biens liés à la société offshore, ils sont à l’abri de la pression fiscale.

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