Zoom sur l’élagage des brise-vents

Par Jose Daphinel le 20 novembre 2018

Les plantations d’arbres ou d’arbustes, plus communément appelés les brise-vents sont utilisés dans le domaine agricole comme protection des champs de cultures, des bâtiments, du bétail, des routes contre les intempéries, les vents forts. Il existe plusieurs types de brise-vents suivants leur densité. Les chênes et les peupliers sont des brise-vents de  faible intensité. Les frênes, les pins, les pommiers de Sibérie sont ceux de moyenne densité, les érables, les saules sont de brise-vents de moyenne  à densité élevée. Il est à remarquer que plus l’ensemble des arbres sont de hauteur et de densité élevées, plus la surface protégée l’est également. Il en va de même pour la quantité de vent infiltrée : elle diminue suivant la densité élevée des brise-vents.

Pourquoi élaguer les brise-vents ?

L’élagage est ici de rigueur car il est important d’enlever les branches mortes, infectées ou endommagées par les intempéries afin de lutter contre la propagation des maladies. Il se fait aussi pour des raisons de sécurité et d’esthétique éventuellement. En raison de leur hauteur élevée, l’élagage se pratique pour dégager les fils électriques que les arbres risqueraient d’empiéter.

Quand élaguer ?

  • L’élagage des branches mortes peut se faire tout au long de l’année.
  • La période propice pour l’élagage des brise-vents est la saison de l’hiver allant jusqu’au début du printemps. C’est la période pendant laquelle les dommages se manifestant par des infections, causés par l’élagage sont minimes. Cependant, en été les arbres ont toutes leurs feuilles et il est plus aisé de repérer les branches mortes, celles manquant de vigueur.
  • Pour les érables et les bouleaux, la période propice à l’élagage est celle du milieu de l’été car pratiqué au printemps, il risque de faire perdre aux arbres plus de sève qu’il n’en faut. Si l’élagage est réalisé en automne, les blessures faites à l’arbre ne pourraient se cicatriser rapidement, l’hiver étant proche.

Comment élaguer ?

Il est important de noter que cette tache n’est pas à la portée de tout le monde. Pour l’effectuer, le mieux est de confier ses travaux à un professionnel tel que cet élagueur dans le 77. Les coupes devront se faire à proximité du tronc. En ce qui concerne les branches infectées, les coupes se feront toujours à partir de quinze centimètres de l’infection. Dans le cas de l’élagage des branches dont le diamètre dépasse les quatre centimètres, la coupe se fera en trois étapes. Ceci pour ne pas entamer le tissu du tronc lors de la chute de ladite branche. Pour ce faire, il faudra pratiquer une incision sous la branche, à trente ou quarante centimètres du collet, en tenant compte que la profondeur de cette incision équivaut au tiers du diamètre de la branche. Ensuite il faut réaliser une autre incision au-dessus de la branche, soit à cinq centimètres de la première coupe. La branche tombera d’elle-même, lorsque les deux incisions se rencontreront. Reste alors le chicot qui sera à couper car il empêche le bourrelet cicatriciel de recouvrir en totalité la blessure due à la coupe. Il est à remarquer que la taille de la branche se faisant loin ou trop proche du tronc est déconseillée ; la première créant le chicot qui est la partie restante de la branche coupée de façon éloignée du tronc.

Pour élaguer branches ou rameaux, il faut désinfecter le matériel de coupe utilisé avec une solution à base d’alcool ou d’eau de javel à la suite de chaque coupe réalisée. Les enduits cicatrisants ne sont que très rarement utilisés même s’ils empêchent l’eau ou les insectes d’entrer ; ils ralentissent la phase de cicatrisation de l’arbre élagué.

 

 

 

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