Comment pratiquer un étêtage dans les règles de l’art ?

Par Jose Daphinel le 17 juillet 2019

L’étêtage est une autre forme d’élagage. Cette technique nécessite une procédure minutieuse : elle est assez compliquée puisqu’une erreur de la part de l’élagueur pourrait être fatale à la plante. Dans cet article, nous allons approfondir le sujet pour vous informer.

Qu’est-ce que l’étêtage ?

Il faut savoir avant tout que lorsqu’une plante croît, une sorte de tronc appelée communément « flèche » se distingue. Elle part de la racine et s’élève horizontalement, les branches se répartissent ici et là depuis la flèche. L’étêtage est donc pratiqué sur tous les arbres : fruitiers et décoratifs. Le terme étêtage renvoie au mot tête, cela consiste donc à tailler cette flèche de l’arbre afin de guider sa croissance. Cette technique est aussi utilisée pour les propriétaires des plantes dont les arbres atteignent les hauteurs des fils électriques.

L’étêtage doit être uniquement pratiqué par un professionnel. La raison est que la coupe est très déterminante de la croissance de la plante. Si vous procédez à un étêtage hors de la saison, ou si vous faites des erreurs de techniques de coupe, votre plante en mourrait. Adressez-vous à un professionnel tel que cet élagueur expérimenté dans le 82 et parlez-lui de votre plante et de vos attentes. Il pourra y procéder avec expertise.

La phase de croissance : période d’étêtage

C’est durant la phase de croissance de l’arbre que l’élagueur doit procéder à l’étêtage. Il faut profiter de la malléabilité de la plante pour structurer sa taille et sa direction. Lorsque les plantes sont adultes, il est plus difficile de les structurer morphologiquement.

Les conséquences lorsque l’étêtage est pratiqué en dehors de sa phase de croissance : des plaies, la pourriture du tronc, la formation des moisissures et des lichens sur les plaies ouvertes, etc. Les manifestations diffèrent selon les espèces. Pour le pin et le sapin, l’étêtage après la période normale entraîne une malformation de la plante. Pour d’autres plantes, trois têtes peuvent apparaître depuis la flèche taillée. Dans le cas où la plante ne se rétablit pas, le tronc est affecté depuis la plaie et pourrit avec le temps.

C’est pour dire que comme pour les personnes humaines, les plaies des plantes doivent être soignées après la coupe. Pour éviter l’infection par les bactéries, il faut prendre en compte le temps et la cicatrisation de la plante.

Malgré ces instructions, vous pourriez avoir besoin de tailler votre végétal alors que celui-ci a déjà atteint un âge avancé. Pour ne pas agresser votre plante, coupez en douceur. Dégagez les branches en excès et ne touchez pas aux branches maîtresses. Les branches maîtresses ont un plus grand diamètre, elles sont plus vieilles. Votre coupe permettra d’éclaircir le houppier et de décharger ainsi votre arbre.

Les techniques de bases de l’étêtage

La première chose à faire est de couper en hiver, c’est la période la plus adéquate pour couper. Les nouveaux bourgeons pourront se développer au printemps suivant. Ensuite, observez vos branches, sélectionnez celles qui ont au plus 3 cm de diamètre et coupez-les.

Prenez soin de bien aiguiser et désinfecter vos outils avant chaque coupe, cela vous évitera de voir des moisissures ou des infections de champignons sur les plaies de votre plante. Vous devriez couper en biais à tout juste 1 cm du bourgeon. L’angle formé par la zone de la coupe avec le tronc doit permettre à la sève de circuler librement. La sève doit être préservée puisque c’est le liquide vital de la plante.

N’oubliez pas en dernier lieu, le crantage : une opération qui consiste à faire retourner la sève vers les bourgeons. La difficulté des techniques justifiera bien votre appel au professionnel.

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