Placer un proche en EHPAD, une décision lourde mais nécessaire

Par Camille Lafranger le 24 octobre 2017

Il est des situations dans la vie où il devient difficile de maintenir à domicile l’un de ses proches. Le logement peut ne plus répondre à ses besoins, la présence d’escaliers, le fait que l’habitation soit isolée, le manque d’aides à domicile par exemple, sont autant de facteurs qui font prendre conscience que l’habitat est inadapté. A cela, peut s’ajouter le fait que la personne perde un peu plus, de jour en jour, de son autonomie tant sur le plan du physique que du mental. En parallèle, en tant que proche, qu’aidant, il vous est difficile de vous en occuper à la hauteur de ses besoins et cela devient critique voire même dangereux.

La situation est telle, que vous ne pouvez plus l’aider comme il se doit. D’ailleurs, votre dévouement est tel qu’au regard de votre propre santé et sur le plan familial vous en souffrez aussi. Toutes les solutions ont pourtant été mises en œuvre, mais il vous faut vous résoudre à la conclusion qu’elle doit entrer dans une institution spécialisée. Faire le choix d’un EHPAD, c’est s’assurer que le membre de la famille fragile et vulnérable est pris en charge selon ses propres besoins. Qu’il soit partiellement ou totalement dépendant de l’aide de quelqu’un, le membre de la famille en question bénéficiera de tous les actes de la vie quotidienne – hébergement, restauration, lever, coucher, toilette, soin, mais aussi animation notamment – au regard des pathologies dont il souffre.

Faire le choix d’un EHPAD, une solution bénéfique pour tous

Certes le sentiment de culpabilité touche toute la tribu. Mais bien loin des clichés et des stéréotypes, les établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes sont d’agréables lieux de vie. Exit les légendes urbaines qui font de ces établissements de tristes hospices. Ces lieux permettent de rompre l’isolement de la personne, d’assurer en permanence sa sécurité, de la soutenir également au quotidien et de lui permettre de s’épanouir au contact des résidents, mais aussi des équipes. 

Afin d’éviter la situation de crise, il est préférable de prendre ensemble cette décision – pour autant que la personne soit encore en capacité de faire ce choix – et d’en discuter ensemble avec le reste de la famille, le médecin notamment. Le fait d’évoquer ensemble et clairement les raisons qui amènent à ce choix permet de faire en sorte que la situation soit bien mieux vécue par tous. Prendre conscience que la situation est délicate, qu’il faut trouver une solution viable et durable et, mettre en avant que la décision soit difficile pour tous, mais inévitable est un pas vers la déculpabilisation. Un dialogue ouvert et franc est la clé. 

De plus, il est tout à fait opportun de visiter les lieux ensemble afin de s’empeigner de l’atmosphère et de moins appréhender le jour J. Ensuite, mieux vaut rendre fréquemment visite à la personne résidente. Ce sont autant de preuves d’affections qui renforcent son bien-être et réduisent ce sentiment d’abandon.

Et si, pour des raisons financières il est difficile d'assumer une telle décision, il existe des aides publiques – l'ASH, les aides au logement, l'APA – qui peuvent prendre en charge toute ou partie des frais d’hébergement et de soin. Aides, qui peuvent selon les cas et les situations, s'additionner. 

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