Québec et traduction cinématographique: stop ou encore?

Par Adrien Faure le 21 juin 2017
Québec et traduction cinématographique: entre logique et amusement

La Charte de la langue française fut adoptée par l’Assemblée nationale du Québec en date du 26 août 1977. Depuis lors, le territoire n’use, conformément au texte de loi, plus d’aucun anglicisme. La Charte de la langue française, quèsaco? Il s’agit en réalité d’une loi visant à protéger l’usage du français en terres québécoises. Le français y est donc exclusivement employé, excluant donc le recours à tout autre langue, en ce compris le monde cinématographique. Dès lors, tous les titres appartenant à la langue de Shakespeare se retrouvent automatiquement traduits dans celle de Molière, donnant parfois lieu à de curieux, voire loufoques résultats. Reste que les Québécois ne font pas nécessairement appel aux même entreprises de traduction que les nôtres… Exemples. 

Titres EN versus titres FR

Que diriez-vous si, au lieu de regarder un mythique Scary Movie, vous vous esclaffiez devant Film de peur? Vous avez bien lu: c’est là le nom officiel donné par les québécois à cette comédie aussi drôle qu’absurde.

Des exemples du genre, il en existe des tas! Notons également le classique Pulp Fiction où officie la célèbre Uma Thurman, qui s’intitule au Québec Fiction Pulpeuse. Il y a de quoi rire!

Lendemain de veille: saurez-vous associer ce titre à son intitulé original? Si on vous dit que Bradley Cooper y joue un des personnages principaux et qu’il est question d’alcool et d’erreurs monumentales? Il s’agit de… Very Bad Trip! Pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué, pas vrai?

La traduction du dessin animé apprécié des enfants Chicken Run prête également à sourire puisqu’il s’agit de Poulets en fuite! Cars, quant à lui, s’intitule Les bagnoles alors que Drive est renommé Sang-froid.

Des traductions qui prêtent donc généralement à sourire… Il est un fait certain: ces dernières sont nettement moins accrocheuses et vendeuses que leurs versions originales. Rassurez-vous, cela n’empêche toutefois pas les Québécois de regarder ces différents films avec le même entrain.

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