Akwatik, le réseau social africain inventé par un Camerounais

Par Yasmine Lacroix le 2 septembre 2018

Après avoir vécu pendant vingt ans aux U.S.A. et s’être spécialisé dans le domaine informatique, Ivan Mako Namme a décidé de rentrer au Cameroun, plus spécifiquement dans la région Sud-Ouest d’où il est natif. Son projet initial est la création d’un site permettant d’agréger l’ensemble des réseaux sociaux existant. Il finira par développer Akwatik, le réseau social “made in Africa”.

Akwatik, un réseau fait par des Africains pour des Africains

Alors qu’en Chine les grands réseaux sociaux sont absent de l’internet local du fait de la politique volontariste du pays en matière de protectionnisme, l’Afrique eu la possibilité de procéder de la même manière. Résultat: l’occident domine littéralement les réseaux sociaux en Afrique. Ivan Mako Namme a donc souhaité créer une plateforme permettant aux Africains d’avoir accès à un outil rassemblant l’ensemble des différents types de réseaux sociaux. Dès la page d’accueil, le ton est donné: le choix parmi les langues principales d’Afrique s’affichent en bas, y compris le “Pidgin English”.

Le but, selon son créateur est de permettre aux Africains de se reconnaître dans leur outil de communication, de “consommer africain”, y compris dans son usage du numérique. L’inventeur d’Akwatik résume la problématique d’une phrase: “ Nous sommes tous sur Facebook par exemple, mais qu’est-ce que Facebook apporte au Cameroun ?“

Être indépendant des réseaux sociaux étrangers

Il est aussi question d’indépendance africaine vis-à-vis des réseaux sociaux étrangers qui sont en réalité incontrôlable pour les intérêts des peuples africains, et permettent ainsi d’être utilisé comme des outils de déstabilisation politique et sociale par la diffusion de fake news.

Cette question de l’indépendance se pose aussi en terme de réduction du chômage. En effet aucun réseau social d’importance mondiale ne possède un bureau sur le continent africain. Akwatik vise la création d’emploi dans chacun des pays où il s’implantera.

L’entrepreneur camerounais attend simplement l’approbation de l’attribution d’un serveur, ce qui ne semble pas constituer un problème important, d’autant plus qu’il estime que l’exploitation d’un serveur sera sans doute dépassée dans quelques années.

 

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