Journée mondiale de la traduction: bilan de santé

Par Adrien Faure le 3 octobre 2017
Journée mondiale de la traduction: bilan de santé

Depuis 1953, Saint Jérôme rime avec Journée mondiale de la traduction. Ce samedi 30 septembre 2017, et pour pour la 64ème année consécutive, les professionnels de la traduction et autres disciplines apparentées étaient donc à l’honneur. Cette date passée, profitons-en pour dresser un bilan de santé du secteur et envisageons son futur sous différents auspices. 

Saint Jérôme et traduction

Pourquoi le jour de la Saint Jérôme? Car il est l’un des plus célèbres et plus anciens traducteurs. C’est en effet à Jérôme de Stridon que l’on doit la traduction depuis le grec et l’hébreu vers le latin du Nouveau et de l’Ancien Testament. C’est à la demande du pape Damase qu’il s’attela donc à traduire ce qui fut le premier livre imprimé par Gutenberg. C’est donc en honneur à sa mémoire que cette journée mondiale se tient symboliquement le jour de la Saint Jérôme. La journée mondiale de la traduction fut initiée par la Fédération internationale des traducteurs (FIT) en 1953.

Cette précision apportée, intéressons-nous désormais à la traduction en tant que telle…

La traduction: un enjeu mondial

À l’heure où les frontières sont franchies en un seul petit clic, il est plus important que jamais, pour les entreprises désireuses d’étendre leur zone de chalandise à l’échelle internationale, de se pencher vers la traduction. On observe d’ailleurs à ce sujet un formidable boom des traductions professionnelles.

Précieux, le métier de traducteur n’était, jusqu’il y a peu, pas suffisamment reconnu. C’était sans compter sur la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies qui, en date du 24 mai 2017, a enfin reconnu le rôle et l’utilité de la traduction professionnelle dans l’union des nations mais également dans le cadre de la promotion de la paix, de la compréhension mutuelle et du développement. Depuis cette année et par cette action, la journée mondiale de la traduction est désormais appréhendée à l’échelle du réseau de l’ONU. Voilà qui devrait donner des ailes et mettre en lumière un milieu en pleine évolution!

Si le métier de traduction a récemment gagné en reconnaissance, il n’en demeure pas moins menacé par les avancées technologiques qui, si elles sont encore défaillantes, n’en demeurent pas moins prometteuses. Court-on vers une disparition généralisée à long terme des agences de traduction? Si l’on ne saurait le dire, une chose est sûre: la branche a encore de beaux jours devant elle!

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *