Qu’est-ce qu’un produit fermier ?

Par Jose Daphinel le 4 juillet 2019

Le terme « produit fermier » est de plus en plus utilisé ces dernières années en opposition aux produits industriels achetés dans les supermarchés. Comment reconnaître un produit de la ferme et qu’est-ce qui le différencie par rapport à un produit “classique” ? Éléments de réponse dans la suite de cet article.

Que veut dire l’appellation produit fermier 

Cette appellation dépend des produits. Par exemple, un œuf d’autruche est appelé fermier lorsque le nombre d’animaux au mètre carré dans les bâtiments est en dessous d’une certaine limite. Pour la volaille, les conditions sont les mêmes. De plus, un poulet fermier doit atteindre un certain âge avant d’être abattu. Il y a donc une période de croissance qui est respectée et qui correspond à un rythme plus naturel pour l’animal.

Pour le fromage, l’exploitant qui souhaite produire et obtenir le label fermier est dans l’obligation d’utiliser le lait produit sur sa propre exploitation. Il doit également respecter des techniques traditionnelles pour fabriquer son fromage fermier.

Produits fermiers : l’engouement des consommateurs

Une enquête réalisée il y a quelques années dans plusieurs régions de France par des Chambres d’Agriculture sur les habitudes de consommation des français révélait que 78% des français ont déjà acheté des produits fermiers et en consomment au moins une fois par mois. 40% des personnes enquêtées affirment également en consommer une fois par semaine. L’étude note une forte progression de la consommationde produits d’origine fermière entre 1989 et 2006 : près de 31%.

Autre information intéressante de l’étude, le budget consacré à l’achat de produits fermiers dépasse les 720 € annuels. Quant aux produits plébiscités par les consommateurs, les volailles fermières, les produits laitiers fermiers ainsi que les légumes fermiers sont sur les trois premières marches du podium avec plus de 50% des achats.

D’autres données intéressantes ressortent de cette étude, notamment les lieux d’achat privilégiés par les consommateurs : ce sont principalement au marché (35,7%) et dans les boutiques à la ferme (27,5%) que les achats de produits fermiers sont réalisés. Les grandes surfaces arrivent seulement en troisième position avec 24,1%. Faudrait-il y voir une défiance des consommateurs vis-à-vis de la grande distribution ? Pas nécessairement. Il faut prendre en compte la tendance depuis la dernière étude INRA réalisée en 1994. Les achats sur les marchés ont augmenté de 15% environ alors que ceux directement à la ferme ont diminué d’environ 10%. Dans le même temps, les achats de produits fermiers dans les magasins ont presque été multipliés par quatre ! La grande distribution a su anticiper et réagir à cette tendance de fond au sein de la société française, mais la question de la rémunération des producteurs se pose. En effet, les puissantes centrales d’achat de la distribution ont pour objectif de faire pression sur les prix des produits sélectionnés, non pas de verser un salaire décent aux agriculteurs.

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